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                    <TEI xmlns="http://www.tei-c.org/ns/1.0"><text xml:lang="fre"><body><div type="translation" xml:lang="eng" n="urn:cts:greekLit:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1"><div type="textpart" subtype="book" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1" n="7"><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="4"><p>Là-dessus les Syracusains et leurs alliés commencèrent à. construire, vers le haut et en travers des Épipoles, un mur simple qui partait de la ville et croisait la contre-approche <note xml:lang="mul"><p>Cette contre-approche est celle qui est mentionnée au liv. VI, ch. xcix. Elle n’existait plus, ayant été détruite par les AJhé-niens; il n’est donc ici question que de sa place. Le nouveau mur, construit par les Syracusains, est un troisième ouvrage de défense, partant de l’enceinte de la ville, et se dirigeant parallèlement à la circonvallation, qu’il croisait dans la partie N., où s’était arrêtée la première contre-approche abattue par les Athéniens. Ce mur parallèle était simple, parce que, étaut adossé à la ville, il n’était exposé que du côté qui faisait face au mur des ennemis. </p></note>. Ils voulaient que les Athéniens, s’ils ne voulaient empêcher cette construction, fussent dans l’impossibilité d’achever l’investissement. Les Athéniens étaient déjà remontés sur la hauteur, après avoir terminé le mur aboutissant à la mer <note xml:lang="mul"><p>La partie de la circonvallation qui s’étendait au S. du retranchement circulaire des Athéniens jusqu’au grand port. </p></note>. Gylippe, qui avait remarqué un point faible dans cet ouvrage, fit, pendant la nuit, prendre les armes à ses troupes, et s’avança pour l’attaquer; mais sa tentative fut déjouée par les Athéniens, qui se trouvaient bivaquer en dehors de leurs lignes. Gylippe, se voyant découvert, battit promptement en retraite. Les Athéniens donnèrent plus d’élévation à leur muraille, et se réservèrent ce poste à garder. Déjà ils avaient assigné à leurs alliés la place que chacun d’eux devait défendre sur tout le reste du retranchement.
</p><p>Nicias résolut de fortifier le Plemmyrion. C’est un promontoire qui fait face à la ville et dont la saillie rétrécit l’entrée du grand port. En occupant cette position, il avait en vue de faciliter l’arrivage des subsistances, et pensait que les Athéniens seraient plus à portée de surveiller l’arsenal des Syracusains, au lieu d’avoir à partir du grand port au moindre mouvement de la marine ennemie. Nicias attachait plus d’importance aux opérations navales depuis que l’arrivée de Gylippe avait diminué ses espérances du côté de la terre. Ayant donc fait passer au Plemmyrion des troupes et les vaisseaux, il y éleva trois forts, où il déposa la plus grande partie du matériel, et près desquels stationnèrent dès lors les bâtiments de charge, ainsi que les vaisseaux légers. A dater de cette époque, les équipages eurent considérablement à souffrir. L’eau était rare et éloignée ; et quand les matelots sortaient pour faire du bois, ils étaient maltraités par les cavaliers ennemis, qui tenaient la campagne. Depuis l’occupation du Plemmyrion, les Syracusains avaient posté au bourg de l’Olympéion le tiers de leur cavalerie, afin d’empêcher les déprédations. Informé que le gros de la flotte corinthienne approchait, Nicias détacha vingt vaisseaux pour la tenir en respect, avec ordre de stationner aux environs de Locres, de Rhégion, et aux abords de la Sicile.

<pb n="378"/></p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="5"><p>Gylippe continuait à construire le mur en travers des Épipoles, et se servait à cet effet de pierres que les Athéniens avaient amassées pour leur propre compte ; en même temps, il faisait sortir les Syracusains et leurs alliés, qu’il déployait au fur et à mesure devant le retranchement. Les Athéniens i leur tour se rangèrent en bataille. Lorsque Gylippe crut le moment venu, il donna le signal de l’attaque. Le combat fût livré dans l’intervalle des murs, où les Syracusains ne pouvaient faire usage de leur cavalerie; aussi furent-ils vaincus avec leurs alliés.
</p><p>Après qu’ils eurent relevé leurs morts par composition et que les Athéniens eurent dressé un trophée, Gylippe convoqua ses soldats et leur dit que la faute n’était point à eux, mais à lui seul ; qu’en s’engageant trop au dedans des murs il jLvait rendu inutile la cavalerie et les gens de trait; qu’il allait donc les ramener à la charge. Il ajouta qu’ils ne devaient point se croire inférieurs aux ennemis, ou mettre le moins du monde en doute que des Péloponésiens et des Doriens ne sussent pas vaincre des Ioniens, des insulaires, un ramas d’étrangers, et les chasser de la contrée.
</p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="6"><p>Ensuite, quand il fut temps, il les mena une seconde fois au combat. Nicias et les Athéniens, lors même qu’on ne les eût pas provoqués, sentaient bien qu’il y avait nécessité pour eux de ne pas permettre l’achèvement de la muraille parallèle, car déjà elle était sur le point de dépasser l’extrémité de leur retranchement, et, une fois au delà, il devenait indifférent pour eux d’entasser victoire sur victoire ou de ne pas combattre du tout. Ils marchèrent donc à la rencontre des Syracusains. Gylippe, avant d’en venir aux mains, conduisit ses hoplites à une plus grande distance des murs que la première fois. Il plaça la cavalerie et les gens de trait sur le flanc des Athéniens, dans l’espace plus ouvert où finissaient les ouvrages des deux armées. Au milieu de l’action, cette cavalerie fondit sur l’aile gauche des Athéniens qui était en face d’elle et la culbuta; sa déroute entraîna celle du reste de l’armée, qui fut rejetée dans les retranchements. La nuit suivante, les Syracusains parvinrent à prolonger leur mur parallèle au delà des lignes ennemies; ils n’avaient donc plus d’obstacle à redouter de la part des Athéniens, tandis que ceux-ci, fussent-ils victorieux, ne pouvaient plus achever l'investissement.
</p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="7"><p>Sur ces entrefaites, les vaisseaux de Corinthe, d’Am-bracie et de Leucade, restés en arrière au nombre de doute,

<pb n="379"/>

entrèrent dans le port, après avoir mis en défaut la croisière athénienne. Ils étaient commandés par le Corinthien Érasinidès. Leurs équipages aidèrent les Syracusains à terminer leur mur jusqu’à la contre ^approche.
</p><p>Gylippe parcourut ensuite le reste de la Sicile, pour y rassembler des forces de terre et de mer, comme aus#pour attirer celles des villes qui n’avaient encore montré que peu de zèle, ou qui même étaient restées totalement étrangères à la guerre. D’autres députés, Syracusains et Corinthiens, partirent pour Lacédémone et pour Corinthe, afin d’obtenir l'envoi de nouvelles troupes à embarquer sur des vaisseaux marchands, sur des transports ou des bâtiments quelconques, attendu que les Athéniens demandaient aussi des renforts. Les Syracusains équipaient une flotte et s’exerçaient à la manœuvre dans l’intention de porter aussi leurs efforts du côté de la mer. Ils déployaient en même temps beaucoup d’ardeur dans toutes les autres dispositions.
</p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="8"><p>Nicias ne l’ignorait pas; chaque jour il voyait grandir les forces des ennemis, pendant que ses embarras ne faisaient que s’accroître. IL envoyait donc message sur message à Athènes, afin de tenir les oitoyens au courant de ce qui se passait. Cette fois il crut nécessaire d’entrer dans plus de détails, persuadé que sa position était Critique et à peu près désespérée, à moins qu'on ne rappelât l’armée expéditionnaire ou qu’on ne lui envoyât de puissants secours. Comme il craignait que ses délégués n'exposassent pas le véritable état des choses faute de talent ou de mémoire, peut-être aussi pour copiplaire à la multitude, il consigna ses observations par écrit. C’était, selon lui, le meilleur moyen de faire connaître aux Athéniens toute sa pensée, sans qu’elle fût affaiblie en passant par l’organe d’un messager, et de les mettre à même de délibérer en pleine connaissance de cause. Ces envoyés partirent donc, chargés de sa dépêche et des explications orales qu’ils devaient ajouter. Quant à lui, il faisait bonne garde dans son camp, évitant dès lors de s’exposer volontairement.
</p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="9"><p>Sur la fin du même été, le général athénien Évétion fit, avec Perdiccas et une troupe nombreuse de Thraces, une expédition contre Amphipolis. Il ne réussit pas à s’emparer de cette ville; mais il la tourna avec ses trirèmes par le Strymon et, du fleuve, il assiégea la place, en prenant Himéréon pour base d'opérations. Sur quoi l’été finit.
</p></div><div type="textpart" subtype="chapter" xml:base="cts:urn:tlg0003.tlg001.1st1K-fre1:7" n="10"><p>L’hiver suivant, les envoyés de Nicias, arrivés à Athènes,

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s’acquittèrent de leur message verbal, répondirent aux questions qui leur furent adressées, et remirent la lettre dont ils étaient porteurs. Le secrétaire de la ville, montant à la tribone, en donna lecture aux Athéniens. Elle était conçue en ces termes :
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